Syndicat National des Radios Libres
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Financement des radios

Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique 2014 : mobilisation générale !


Vendredi 11 Octobre 2013 - 15:05

Présenté en Conseil des Ministres le mercredi 25 septembre 2013, le Projet de Loi de Finances 2014 (PLF 2014) nous a réservé quelques surprises. Alors que nous avions reçu l'assurance d'un FSER maintenu à 29 millions d'euros au moins jusqu'en 2014, nous découvrons qu'une baisse de 200.000€ est programmée par le Ministère de la Culture et de la Communication.


Ce FSER amputé n'est pas accepté par le SNRL

Comparons ce qui est comparable. Les radios de catégorie A représentent 10% du chiffre d'affaires de la radiodiffusion privée en France -hors catégorie E-, alors qu'elles pèsent pour plus de 40% de l'emploi de la branche de la radiodiffusion privée, hors catégorie E. Ce ratio est édifiant.

Du côté de Radio France, aucun des budgets du service public, même après les baisses programmées en 2014 (-1,5%) ne sera aussi contraint que celui de la radiodiffusion associative. Les marges d'économie permises par le budget alloué à la radiodiffusion associative sont inexistantes, sans comparaison aucune avec chacune des autres catégories de radio.

Comment accueillir cette "réduction" dans "des proportions modérées" souhaitée par le Ministère de la Culture ? Il s'agirait de "participer à l'effort de redressement des finances publiques" pour un fonds "dont bénéficient environ 630 radios associatives" selon les termes du PLF 2014. La radiodiffusion associative est déjà, depuis de nombreuses années, le parent pauvre de la radio en France, des efforts sont faits chaque année, les ceintures sont resserrées à chaque rentrée. Cette baisse programmée est inacceptable.

Maintenir à niveau, c'est déjà réduire : rétablissons quelques chiffres

Maintenir le budget du FSER à 29 millions d'euros est déjà un effort. Sur 655 radios ayant sollicité le FSER en 2012, 631 ont obtenu leur subvention d'exploitation : croyez-bien que les 24 radios radios à s'être fait piéger notamment par la date butoir du 15 avril ne s'y referont pas prendre, ni en 2013, ni en 2014. Ajoutez-y les quelques éditeurs nouvellement autorisés et l'équation est claire : il y aura de nouvelles radios de catégorie A supplémentaires à solliciter le FSER dès 2013 et a fortiori en 2014.

Maintenir l'enveloppe globale du FSER à 29M€ c'est donc déjà baisser le niveau de financement moyen de chaque radio associative. Maintenir le niveau de financement de la radiodiffusion associative exigerait en conséquence d'en augmenter le budget global d'au moins 700.000€. Faire appel à l'esprit de solidarité du secteur de l'économie sociale de la radiodiffusion pour accepter une baisse symbolique du FSER c'est tout simplement ignorer les fondamentaux des deux derniers rapports de branche : ce secteur de la radio est le seul à embaucher et à s'engager résolument aux côtés des politiques de dynamisation de l'emploi et de la formation des jeunes sur les zones urbaines sensibles et les zones rurales.

Le syndicat vous donne rendez-vous à Marseille, les 16, 17 et 18 octobre prochain. Nous y déciderons ensemble, à l'occasion du 9ème Congrès national annuel du SNRL de la stratégie de concertation et de conviction que nous allons élaborer avec nos entreprises dans les prochaines semaines. Parce qu'ensemble, on est plus forts !

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