Pourquoi écrire sur les radios scolaires et comment définissez-vous des radios scolaires ?
Les médias sont de plus en plus importants, massivement, exponentiellement depuis l'arrivée de l'audiovisuel et à fortiori depuis l'arrivée du numérique et d'internet.
Les radios scolaires sont partie prenante de l'audiovisuel… Les scolaires ont donc besoin de connaître les médias, leur fonctionnement et voir comment ils peuvent y participer. Dans leur vie, de diverses façons, ils vont tous se trouver en situation de travail d’utilisation de média ou de médiatisation. Par exemple, pour trouver un emploi, ils vont aller sur un média, sur internet. Ils vont être sur les réseaux sociaux, sur toutes les applications, donc ils vont utiliser en permanence divers outils de médiatisation, de valorisation, de communication dans ce monde ultra-médiatisé où une connaissance des médias est indispensable et fait intégralement partie de la citoyenneté.
Les radios scolaires, sont apparues après les journaux scolaires, elles ont une certaine ancienneté appuyée en France par des acteurs comme le CLEMI et CANOPE. Notre livre rend compte de l’ancienneté des radios scolaires. Dès les années 20-30, on commence à réfléchir sur la façon dont les élèves pourraient participer aux nouveaux médias. C’était la radio à l'époque, et elle continue d’exister sous diverses formes (simple émission dans une radio généraliste ou radio entièrement scolaire), même si on parle aujourd'hui davantage de webradios ou podcasts scolaires… Et c'est dans la continuité des radios scolaires des années 80 où on parlait alors de radio d’établissement ou de radio en milieu scolaire (REMS).
Les radios scolaires sont partie prenante de l'audiovisuel… Les scolaires ont donc besoin de connaître les médias, leur fonctionnement et voir comment ils peuvent y participer. Dans leur vie, de diverses façons, ils vont tous se trouver en situation de travail d’utilisation de média ou de médiatisation. Par exemple, pour trouver un emploi, ils vont aller sur un média, sur internet. Ils vont être sur les réseaux sociaux, sur toutes les applications, donc ils vont utiliser en permanence divers outils de médiatisation, de valorisation, de communication dans ce monde ultra-médiatisé où une connaissance des médias est indispensable et fait intégralement partie de la citoyenneté.
Les radios scolaires, sont apparues après les journaux scolaires, elles ont une certaine ancienneté appuyée en France par des acteurs comme le CLEMI et CANOPE. Notre livre rend compte de l’ancienneté des radios scolaires. Dès les années 20-30, on commence à réfléchir sur la façon dont les élèves pourraient participer aux nouveaux médias. C’était la radio à l'époque, et elle continue d’exister sous diverses formes (simple émission dans une radio généraliste ou radio entièrement scolaire), même si on parle aujourd'hui davantage de webradios ou podcasts scolaires… Et c'est dans la continuité des radios scolaires des années 80 où on parlait alors de radio d’établissement ou de radio en milieu scolaire (REMS).
Alors pourquoi avoir ajouté derrière les radios scolaires « une radio pour les médias » ? Pourquoi « pour » ?
Parce que les propos, les informations, sont de plus en plus médiatisées, y compris à l'éducation nationale, par les élèves, les parents, les enseignants. Ils médiatisent en permanence la parole dans des espaces numériques, sur des réseaux sociaux. Les radios scolaires permettent d'approcher les disciplines, l'histoire, la philo… dans le sens où il s’agit de réaliser des sortes d'exposés, d’entretiens ou de débats radiophoniques.
C’est aussi éventuellement un tremplin pour un journaliste en herbe, un stagiaire journaliste. Elles donnent la possibilité d'apprendre des postures et compétences de médiateur, les fondamentaux du métier de journaliste... Aujourd'hui, il faut aller un peu plus loin que l’écrit, savoir assumer des entretiens par exemple avec des employeurs et les compléter par des objets médiatiques, des vidéos pour se présenter, des productions originales sur LinkedIn, même si aujourd’hui l’IA se trouve de plus en plus mobilisée. A l’heure où cette intelligence artificielle et les réseaux sociaux sont fortement critiqués, notamment pour leurs effets sur la santé, les radios scolaires sont encadrées et accompagnées, enrichissantes en connaissances et compétences, collaboratives et réflexives.
C’est aussi éventuellement un tremplin pour un journaliste en herbe, un stagiaire journaliste. Elles donnent la possibilité d'apprendre des postures et compétences de médiateur, les fondamentaux du métier de journaliste... Aujourd'hui, il faut aller un peu plus loin que l’écrit, savoir assumer des entretiens par exemple avec des employeurs et les compléter par des objets médiatiques, des vidéos pour se présenter, des productions originales sur LinkedIn, même si aujourd’hui l’IA se trouve de plus en plus mobilisée. A l’heure où cette intelligence artificielle et les réseaux sociaux sont fortement critiqués, notamment pour leurs effets sur la santé, les radios scolaires sont encadrées et accompagnées, enrichissantes en connaissances et compétences, collaboratives et réflexives.
Comment a été rédigé cet ouvrage auquel vous avez volontairement donné une dimension internationale ?
On a fait un appel international vers les chercheurs. Au final, on a eu des réponses de personnes qui sont plutôt en France. Mais certains ont des terrains d'études à l'étranger en Allemagne, en Roumanie, au Gabon, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Afrique francophone... Comme on avait organisé d'abord une journée d'études en novembre 2023 il y a des personnes qui sont intervenues sur place ou à distance. En fait, je ne connaissais que deux chercheurs qui sont intervenus avant la journée. Nous avons aussi obtenu des interviews, des articles, au-delà des chercheurs et universitaires, de professionnels de la radio.
C’est vrai qu’au GRER (Groupe de Recherche et d’Etudes sur la Radio), on s’attache à avoir des rencontres entre les scientifiques professionnels et les professionnels de la radio ou de l’univers de la radio. Nous avons donc aussi des points de vue de personnes qui sont dans l'action en Education aux Médias et à l’Information.
C’est vrai qu’au GRER (Groupe de Recherche et d’Etudes sur la Radio), on s’attache à avoir des rencontres entre les scientifiques professionnels et les professionnels de la radio ou de l’univers de la radio. Nous avons donc aussi des points de vue de personnes qui sont dans l'action en Education aux Médias et à l’Information.
On a deux grandes parties dans le livre, une partie qui est plutôt analytique qui va dans le temps et l’espace et puis des témoignages d'expériences très précises de pratiques. Les acteurs qui apparaissent sont souvent les radios publiques, et évidemment les radios associatives ou communautaires. Quelle place avez-vous donc laissé dans cet ouvrage aux radios associatives ?
On a l'approche nationale et internationale, avec les apports scientifiques et puis une approche professionnelle d’acteurs d’éducation aux médias. Une assez grande place est donnée aux radios associatives ce qui est logique vu leur nombre en France et le fait qu’on a diffusé largement vers les professionnels pour la journée d'origine à Strasbourg et qu'il y a eu des réponses de personnalités du monde des radios associatives.
En soi une radio associative fait naturellement de l'éducation aux médias par la pratique, car tout le monde peut rentrer dans une radio associative, faire partie de l'association, devenir bénévole, stagiaire, service civique et donc apprendre les activités, valeurs et métiers d'animateur, journaliste, technicien... Les radios associatives créent des partenariats avec des écoles, avec des collèges, des lycées et viennent dans les classes ou font venir les classes dans les radios.
Parmi les acteurs du monde de la radio associative, SNRL et CNRA, qui sont intervenus lors de cette journée de Strasbourg ou pour la publication, nous avons le témoignage d’Éric Lucas de Fréquence-Sillé sur un enseignement radio officiel, de Pierre-Etienne Vanpouille de Radio Temps Rodez sur la radio outil de développement et d’intégration du handicap et de Marie Allain du réseau Radio Campus sur les diversités d’approche dans le « marché » de l’EMI.
Ce sont effectivement les radios associatives et les radios publiques qui dominent dans cet univers de la « radio scolaire ». Il y a des émissions très intéressantes avec ou pour des scolaires dans les radios publiques mais elles sont courtes. Les radios associatives ont l’avantage de bénéficier de plus de temps pour la production et la diffusion.
En soi une radio associative fait naturellement de l'éducation aux médias par la pratique, car tout le monde peut rentrer dans une radio associative, faire partie de l'association, devenir bénévole, stagiaire, service civique et donc apprendre les activités, valeurs et métiers d'animateur, journaliste, technicien... Les radios associatives créent des partenariats avec des écoles, avec des collèges, des lycées et viennent dans les classes ou font venir les classes dans les radios.
Parmi les acteurs du monde de la radio associative, SNRL et CNRA, qui sont intervenus lors de cette journée de Strasbourg ou pour la publication, nous avons le témoignage d’Éric Lucas de Fréquence-Sillé sur un enseignement radio officiel, de Pierre-Etienne Vanpouille de Radio Temps Rodez sur la radio outil de développement et d’intégration du handicap et de Marie Allain du réseau Radio Campus sur les diversités d’approche dans le « marché » de l’EMI.
Ce sont effectivement les radios associatives et les radios publiques qui dominent dans cet univers de la « radio scolaire ». Il y a des émissions très intéressantes avec ou pour des scolaires dans les radios publiques mais elles sont courtes. Les radios associatives ont l’avantage de bénéficier de plus de temps pour la production et la diffusion.
Que diriez-vous aux gens qui sont de l’univers de la radio ou de l’EMI pour les convaincre de découvrir votre livre ?
Si ces personnes sont dans des radios c'est qu'elles aiment la radio, qu’elles aiment tout ce qui concerne le monde de la radio. Or, ce livre est une opportunité de réfléchir sur ce qui se passe dans d'autres radios, dans d'autres territoires, à l'étranger, et aussi de voir le lien qu'on peut créer avec les jeunes générations. En effet, il y a un vieillissement de l'audience, du média radio puisque les jeunes vont plutôt sur les réseaux sociaux. Ainsi, il faut se demander comment attirer à nouveau les jeunes vers ce média de la parole (mais très écrit dans la préparation !), comme dans les années 80 où la radio avait été le média naturel des jeunes grâce aux radios libres, et donc retrouver un peu la liberté de l’expression et les compétences pour l’exercer.
Victoria Banzouzi
Déléguée générale
Déléguée générale
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