Sur l’accès au média, radios privées et radio publique portent la même exigence.
Une garantie d’accès, pas une contrainte technique
La question posée n’est pas technique : il s’agit de savoir si l’accès à la radio demeure garanti dans l’habitacle.
Elle se joue aujourd’hui sur deux fronts simultanés. Au niveau européen d’abord, où la négociation du Digital Networks Act déterminera si l’équipement des véhicules neufs en récepteurs FM et DAB+ devient une obligation. Au niveau national ensuite, où l’article 2 de la proposition de loi relative à la modernisation de la radio (n° 743, 2025-2026), présentée par le président Laurent Lafon, reprend cette exigence pour les véhicules.
Un enjeu de sécurité civile et de souveraineté
La radio hertzienne est le seul média gratuit, anonyme et résilient en situation de crise majeure.
Les incendies survenus en Gironde cet été, ainsi que l’a souligné Le Monde, ont rappelé que les infrastructures de télécommunication peuvent être lourdement affectées lors d’événements climatiques majeurs. En Gironde, quelque 80 kilomètres de câbles de fibre optique et 1 200 poteaux destinés à leur acheminement ont été endommagés, précise Yann Breton, directeur de Gironde numérique, le syndicat mixte propriétaire de ce vaste réseau de fibre, qui dessert plus de 520 000 foyers et entreprises.
De même, pendant la panne électrique survenue en Espagne en avril 2025, les antennes relais des réseaux mobiles ont cessé d’émettre en majorité au terme d’une vingtaine de minutes, une fois leurs batteries de secours épuisées, tandis que l’autonomie des téléphones dépendait de batteries qui ne pouvaient plus être rechargées. Seule la diffusion hertzienne a continué d’acheminer l’information. La voiture est un lieu privilégié d’information dans ces cas où l’électricité dysfonctionne, à l’instar du poste de radio à pile. Le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) l’a rappelé lors des dernières Assises de la Radio de l’Arcom.





