SNRL
LE SYNDICAT

Voeux 2026


En ce début d’année 2026, je souhaite adresser à chacune et chacun d’entre vous mes vœux les plus sincères. Que cette nouvelle année soit, nous l’espérons collectivement, plus sereine que les précédentes. Qu’elle apporte davantage de quiétude dans la vie de nos associations, afin que nous puissions nous concentrer sur l’essentiel : faire vivre une communication sociale de proximité, utile, indépendante et profondément ancrée dans nos territoires aux travers de nos antennes.


Les radios associatives sont, depuis toujours, des radios d’utilité sociale. Elles accompagnent les habitants, donnent la parole à celles et ceux qu’on n’entend nulle part ailleurs, participent à la cohésion sociale, à l’éducation aux médias, à la vie culturelle et démocratique locale. C’est cette mission que nous devons pouvoir continuer à exercer dans des conditions dignes et stables.
 
Le Syndicat National des Radios Libres restera, comme il l’a toujours été, au service des radios. Un syndicat utile, expert, engagé, qui défend vos intérêts, mais qui vous accompagne aussi concrètement : représentation institutionnelle, défense du FSER, services mutualisés, dialogue social, accompagnement des transitions, soutien dans les moments difficiles comme dans les projets d’avenir. Nous savons pouvoir compter sur votre engagement et sur votre fidélité, et nous souhaitons continuer à construire ce lien de manière simple, directe et collective.
 
L’année qui s’ouvre demeure marquée par une forte incertitude budgétaire. Depuis deux ans, les radios associatives font face à des remises en cause répétées de leur principal outil de financement, le Fonds de soutien à l’expression radiophonique
 
La fin de l’année 2025 a été caractérisée par l’absence d’adoption d’un budget pour 2026 et par le vote d’une loi d’urgence destinée à garantir la continuité de l’action publique. Les débats budgétaires doivent reprendre dès le début de l’année 2026 et seront déterminants pour l’avenir du secteur. Sans la mobilisation collective des radios, le soutien de nombreux partenaires et l’engagement de parlementaires attentifs aux réalités territoriales, la situation aurait été bien plus critique. Le SNRL, en lien avec l’action des Locales, restera pleinement mobilisé afin que les radios associatives soient reconnues et soutenues à la hauteur de leur rôle dans les territoires.
 
Le SNRL défend l’idée qu’il est temps de redémontrer, collectivement, notre utilité sociale à travers une véritable politique publique. La mise en place d’un observatoire du secteur, porté par la DGMIC et associé aux parlementaires, permettrait d’objectiver notre action, de mesurer l’impact réel des radios associatives et d’adapter les dispositifs de soutien aux réalités actuelles. Nos radios agissent dans un cadre clair, celui de la loi de 1986, tout en faisant face à une augmentation constante des charges, des obligations administratives et des contraintes économiques.
 
Dans ce contexte, l’avenir ne peut se construire sans sérénité. Les radios associatives doivent pouvoir aborder les prochaines années en ayant les moyens d’anticiper les grandes mutations : digitalisation des outils et des services, évolution des usages, transformation des organisations internes. Mais aussi en investissant dans l’humain : les salarié.e.s, les bénévoles, les projets associatifs, les dynamiques locales. Réinventer nos antennes, retravailler les lignes éditoriales, lancer de nouvelles actions, accueillir de nouveaux publics et de nouvelles énergies : tout cela nécessite du temps, de la stabilité et des moyens. Ce premier trimestre sera un temps fort pour l’expression de la démocratie locale, et les radios associatives devront, une fois encore, répondre présentes aux côtés des territoires et des citoyens lors des élections municipales.
 
Les radios associatives ont été pionnières dans les années 1980. Elles restent aujourd’hui des lieux d’innovation, d’expérimentation et de créativité. Pourtant, l’accumulation des contraintes a trop souvent freiné cette capacité à innover. Nous en sommes convaincus : avec une politique publique à la hauteur, ce sont de grandes choses qui peuvent encore être réalisées par les 3 000 salarié.e.s et les 30 000 bénévoles qui font vivre nos radios au quotidien.
 
Nous ne voulons pas exister uniquement parce que nous combattons la baisse des dotations. Nous voulons exister parce que nous construisons, parce que nous innovons, parce que nous faisons vivre le pluralisme et la démocratie dans les territoires. Le SNRL continuera à se battre pour que le FSER reste un outil au service des radios associatives, et pour que les budgets à venir soient à la hauteur des enjeux culturels, sociaux et démocratiques de notre pays.
 
Je vous souhaite à toutes et tous une année 2026 engagée, radiophonique et, nous l’espérons, plus apaisée. Le SNRL restera à vos côtés.

Sylvain Delfau – Président
Syndicat National des Radios Libres
 
 











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