LE SYNDICAT

FSER : En première ligne, les radios associatives souhaitent un assouplissement de la date de dépôt des dossiers


Suite aux mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du Covid-19, le syndicat majoritaire des radios associatives a tenu à sensibiliser le gouvernement sur les difficultés rencontrées par les radios locales dont les équipes sont en première ligne dans l'information de proximité.


En première ligne sur les informations sanitaires de proximité, les alertes locales et les dispositifs d’accueil et d'urgence, avec une mobilisation de leurs équipes 24/7, les radios locales et associatives se retrouvent aujourd’hui confrontées, elles aussi, aux conséquences des règles sanitaires qui évoluent au jour le jour.
 
On note une perte de revenus des petites entreprises de radiodiffusion, telles les radios associatives,  liée aux annulations de campagnes publicitaires et celles relatives aux messages « d'intérêts collectifs et généraux » .
 
De nombreuses radios font état d'interventions annulées ou reportées sine die telles les ateliers pédagogiques radiophoniques dans établissements scolaires, dans les EHPAD, les prisons, les établissements médicaux sociaux et les bibliothèques. Ces annulations sont délétères pour  le budget des radios associatives.
En matière d'intervention culturelle locales, des plateaux artistiques sont partout annulés, des concerts et manifestions musicales locales que les radios  organisent ou parrainent.
 
Pour les radios associatives, le mois de mars est un mois crucial en raison de la constitution du dossier annuel du Fond de Soutien à l’Expression Radiophonique. Les remontées de situation font état de deux difficultés majeures : une difficulté à contacter les partenaires des radios pour l’obtention des « attestations probantes » validant le dossier de subvention de fonctionnement, et un encombrement des cabinets d’expertise comptable.
 
Or l'attestation d'un expert-comptable est incontournable pour valider le bilan comptable lié au dossier administratif de chaque radio.
 
En conséquence, le syndicat  des radios demande au Ministère d'étudier un délai supplémentaire relatif à la date limite pour le dépôt du dossier FSER, sans remise en cause du planning  d'examen et de l'ordre d’arrivée des dossiers et une vigilance accrue sur les difficultés financières des radios.
 
Pour Nicolas Calmels, membre du Bureau National du syndicat majoritaire des radios, et membre du Conseil d'Administration de la FESAC (1) : « … j'ai souhaité que l'action de notre Fédération auprès des pouvoirs publics intègre les problématiques des radios dans les cris d'alerte du monde de la culture au regard des difficultés multiples rencontrées par toutes les parties prenantes du secteur. »

Les représentants du SNRL à la Commission du fonds de soutien sont en première ligne pour étudier, à  la demande des radios, toutes les difficultés rencontrées.


(1) le SNRL est membre actif de deux unions patronales dites « multiprofessionnelles » : l'Union des Entreprises de l’Économie Sociale (UDES), fondée en 1994 et rejointe par le SNRL en 1999 et la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma (FESAC) fondée en 1998 et rejointe par le SNRL en 2006.