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 <title>Syndicat National des Radios Libres</title>
 <subtitle><![CDATA[]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-19T11:46:01+02:00</updated>
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   <title>Olivier Schrameck, président du conseil supérieur de l'audiovisuel</title>
   <updated>2014-12-06T08:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.snrl.fr/Olivier-Schrameck-president-du-conseil-superieur-de-l-audiovisuel_a224.html</id>
   <category term="3 questions à" />
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   <published>2014-11-02T20:14:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Issu de la promotion Malraux de l’École Nationale d'Administration (ENA), Olivier Schrameck a mené la majeure partie de sa carrière au service de l'Etat jusqu'aux plus hautes fonctions. Il a notamment dirigé le cabinet de Lionel Jospin de 1997 à 2002 lorsque celui-ci était 1er ministre. Depuis janvier 2013, il préside le CSA et est considéré par beaucoup comme l'homme fort de l'audiovisuel en France. Rencontre :     <div><b>Depuis la fin de l'été, les conférences de rentrée se succèdent et les annonces sont nombreuses dans le secteur de l'audiovisuel donnant l'impression d'une rentrée particulièrement dense. Vue du CSA, comment se profile cette nouvelle saison radiophonique ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/7135190-10937171.jpg?v=1414957611" alt="Olivier Schrameck, président du conseil supérieur de l'audiovisuel" title="Olivier Schrameck, président du conseil supérieur de l'audiovisuel" />
     </div>
     <div>
      <strong><u>Olivier Schrameck :</u></strong> La rentrée radiophonique 2014 a été en effet d’une particulière richesse pour les opérateurs et leurs organisations représentatives, ce dont je me réjouis. Pour le CSA, il s’agit de concrétiser maintenant les orientations que j’ai rappelées lors des assises de la Radio. Je veux parler bien sûr des deux sujets centraux que sont la densification de la bande FM et la réflexion du régulateur sur l’évolution du média radio. <br />   <br />  Sur la densification de la bande FM, le Conseil a constitué un groupe de travail à la fin du printemps en s’assignant deux objectifs&nbsp;: la définition d’une méthode d’identification des zones de recherche et l’évaluation de nos critères de planification des fréquences, en vue de leur possible évolution. Les résultats des très nombreux échanges que nous avons eus avec les acteurs jusqu’à la fin de l’été&nbsp;servent actuellement à la préparation d’une consultation publique que nous lancerons dans les prochains mois. Cette consultation permettra au Conseil de mesurer précisément les attentes du secteur et de définir les voies et moyens les meilleurs pour y répondre. <br />   <br />  Parallèlement, le Conseil continue de rechercher des fréquences et de les attribuer, notamment à travers les deux appels à candidatures qu’il vient tout juste de lancer dans les ressorts des CTA de Lyon et de Caen. Certaines zones situées dans les ressorts de ces deux CTA seront les premières concernées par les nouvelles dispositions de la loi du 15 novembre 2013 qui imposent la réalisation d’une étude d’impact préalable lorsque l’appel à candidatures est susceptible de modifier de façon importante le marché.&nbsp; <br />   <br />  Nous nous attachons donc à offrir à la plateforme FM, qui demeure le socle de notre paysage radiophonique, les perspectives de développement les plus larges possible. Pour autant, nous manquerions à notre mission de régulateur si nous nous abstenions d’accompagner et d’anticiper, en parallèle, l’évolution des modes de diffusion de la radio. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons donc engagé depuis plusieurs mois, en concertation avec les professionnels, une réflexion sur l’avenir de la radio numérique. Le développement de la radio sur IP, sur le web ou à travers des applications mobiles, ouvre d’intéressantes perspectives d’élargissement quantitatif et d’enrichissement qualitatif de l’offre radiophonique&nbsp;; il soulève toutefois des interrogations dans la mesure où il remet en cause le modèle économique traditionnel de la FM, fondé sur l’auto-distribution. A l’inverse, la radio numérique terrestre (RNT), lancée en juillet dernier à Paris, Marseille et Nice, garantit l’accès direct des éditeurs aux auditeurs&nbsp;; elle présente donc des avantages évidents mais doit trouver sa place au sein de l’ensemble des modes de diffusion aujourd’hui disponibles. <br />  &nbsp; <br />  Nous communiquerons prochainement aux professionnels un pré-rapport sur lequel ils pourront formuler leurs observations, avant que nous ne transmettions le document définitif au Parlement. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le CSA semble afficher et assumer depuis le début de votre mandat un virage "économique" que nous ne lui connaissions pas auparavant. Cette impression est étoffée par l'étude d'impact rendue désormais nécessaire par la loi du 15/11/2013 avant toute attribution de fréquences et le séminaire économique que vous avez organisé il y a quelques semaines. Les médias qui ne relèvent pas de l'économie marchande doivent-ils s'en inquiéter ?</b></div>
     <div>
      <u><strong>Olivier Schrameck :</strong></u> Depuis ses origines, la régulation audiovisuelle comporte deux dimensions, l’une économique, l’autre socio-culturelle, qui sont d’ailleurs étroitement liées et même indissociables. Il est vrai cependant que nous sommes actuellement dans une phase de renforcement et de modernisation du versant économique de son action. <br />   <br />  Cette évolution est nécessaire à l’adaptation de notre régulation au contexte nouveau dans lequel elle s’inscrit&nbsp;: les instruments traditionnels que sont les autorisations d’usage de la ressource hertzienne, les conventions conclues avec les éditeurs ou les sanctions qui peuvent leur être infligées ne suffisent plus, dans un environnement numérique ouvert, diversifié et mondialisé à assurer le respect des principes fondamentaux de la liberté de communication. Il nous faut prendre en compte l’immersion de l’audiovisuel dans ce qu’on appelle la convergence des médias, et à cette fin développer nos capacités d’analyse des marchés, d’anticipation, d’orientation et de médiation. <br />  &nbsp; <br />  Une telle évolution ne menace en rien les médias du secteur non marchand, de la sphère associative ou de l’économie sociale&nbsp;: elle ne remet nullement en cause les objectifs fondamentaux que le législateur nous a assignés, parmi lesquels figure le pluralisme, dont la diversité des opérateurs est une condition essentielle. Bien au contraire, le renforcement du rôle économique du Conseil est à mes yeux le garant d’un développement équilibré des médias audiovisuels en général, et de la radio en particulier, dans toutes ses composantes. Ce n’est pas parce que les radios associatives remplissant une mission de communication sociale de proximité exercent leur activité dans un cadre non commercial que nous ne devons pas nous préoccuper de leur situation économique et de leurs relations avec les autres acteurs de l’écosystème&nbsp;!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Congrès 2014 du SNRL se tiendra à Paris du 19 au 21 novembre prochain, pourrons-nous compter sur votre présence à cette occasion ?</b></div>
     <div>
      <u><strong>Olivier Schrameck :</strong></u> Oui, je serai présent au congrès de Paris. Ce sera pour moi l’occasion de marquer l’attachement du Conseil à la vitalité des radios libres, qui sont l’un des piliers de notre paysage radiophonique, mais aussi de saluer le dixième anniversaire d’une organisation syndicale dont je connais le dynamisme, le professionnalisme et le souci du dialogue constructif. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>CSA : rappel du calendrier 2013 des prochains appels à candidatures FM</title>
   <updated>2013-08-01T14:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.snrl.fr/CSA-rappel-du-calendrier-2013-des-prochains-appels-a-candidatures-FM_a159.html</id>
   <category term="Audiovisuel &amp; Technologies" />
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   <published>2013-07-29T12:16:00+02:00</published>
   <author><name>N C</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si la bande FM est globalement saturée en France, le CSA a à cœur d'optimiser la ressource au maximum dans chaque CTA. Le Conseil publie donc régulièrement des appels, CTA par CTA, concernant à la fois les fréquences dont les autorisations arrivent à terme, ainsi que les quelques nouvelles fréquences FM que le CSA aura pu identifier sur les zones géographiques concernées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/6363608-9597637.jpg?v=1393424474" alt="CSA : rappel du calendrier 2013 des prochains appels à candidatures FM" title="CSA : rappel du calendrier 2013 des prochains appels à candidatures FM" />
     </div>
     <div>
      Dans chaque CTA, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel sera attentif aux éventuelles fréquences libres qui pourraient lui être signalées. Ainsi, vous pouvez soumettre toute contribution technique quue vous jugeriez utile pour ces recherches de fréquences. Les propositions de fréquences soumises avant la date définie dans le tableau ci-dessous et selon le formalisme du formulaire adéquat feront l’objet d’une étude détaillée et pourront, en fonction des résultats de l’étude, être intégrées aux appels à candidatures. <br />   <br />  <u>Le formulaire type de "contribution technique" est à télécharger ci-dessous :</u>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Petit rappel du calendrier d'appels pour les mois à venir, CTA par CTA</b></div>
     <div>
      <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" width="600">  	<tbody>  		<tr class="bg-lightblue">  			<td valign="top">  				<b>CTA</b></td>  			<td valign="top">  				<b>Zones de recherche</b></td>  			<td valign="top">  				<b>Date limite </b> <br />  				<b>de dépôt </b> <br />  				<b>des contributions techniques</b></td>  			<td valign="top">  				<b>Date de fin </b> <br />  				<b>des études techniques</b></td>  			<td valign="top">  				<b>Date de lancement de l’appel </b> <br />  				<b>si des fréquences sont identifiées</b></td>  		</tr>  		<tr>  			<td valign="top">  				<b>Lille</b></td>  			<td valign="top">  				Lens <br />  				Calais <br />  				Tergnier</td>  			<td valign="top">  				15 avril 2013</td>  			<td valign="top">  				Fin juin 2013</td>  			<td valign="top">  				Juillet 2013 <br />  				Les fréquences dont les autorisations arrivent à échéance <br />  				seront intégrées à l’appel à candidatures</td>  		</tr>  		<tr class="bg-grey">  			<td valign="top">  				<b>Bordeaux</b></td>  			<td valign="top">  				Nérac <br />  				Soustons <br />  				Pau</td>  			<td valign="top">  				30 avril 2013</td>  			<td valign="top">  				&nbsp;Juillet 2013</td>  			<td valign="top">  				Juillet 2013</td>  		</tr>  		<tr>  			<td valign="top">  				<b>Lyon</b></td>  			<td valign="top">  				Villefranche-sur-Saône <br />  				Thonon-les-Bains <br />  				Chamonix <br />  				Buis-les-Baronnies <br />  				Valence</td>  			<td valign="top">  				30 juillet 2013</td>  			<td valign="top">  				Octobre 2013</td>  			<td valign="top">  				Novembre 2013 <br />  				Les fréquences dont les autorisations arrivent à échéance <br />  				seront intégrées à l’appel à candidatures</td>  		</tr>  		<tr class="bg-grey">  			<td valign="top">  				<b>Caen</b></td>  			<td valign="top">  				Verneuil-sur-Avre <br />  				Gournay-en-Bray <br />  				Vernon <br />  				Rouen</td>  			<td valign="top">  				30 juillet 2013</td>  			<td valign="top">  				Octobre 2013</td>  			<td valign="top">  				Novembre 2013</td>  		</tr>  		<tr>  			<td valign="top">  				<b>Paris</b></td>  			<td valign="top">  				Clermont <br />  				Noyon <br />  				Coulommiers <br />  				Dourdan</td>  			<td valign="top">  				30 juillet 2013</td>  			<td valign="top">  				Octobre 2013</td>  			<td valign="top">  				Novembre 2013</td>  		</tr>  		<tr class="bg-grey">  			<td valign="top">  				<b>Marseille</b></td>  			<td valign="top">  				Vivario <br />  				Bocognano <br />  				Corte <br />  				Ponte-Leccia <br />  				Aiti</td>  			<td valign="top">  				30 septembre 2013</td>  			<td valign="top">  				Novembre 2013</td>  			<td valign="top">  				Décembre 2013</td>  		</tr>  		<tr>  			<td valign="top">  				<b>Rennes</b></td>  			<td valign="top">  				Cholet <br />  				Lorient <br />  				Saint-Brieuc <br />  				Ploërmel</td>  			<td valign="top">  				15 octobre 2013</td>  			<td valign="top">  				Décembre 2013</td>  			<td valign="top">  				Mars 2014 <br />  				Les fréquences dont les autorisations arrivent à échéance <br />  				seront intégrées à l’appel à candidatures</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>   <br />   <br />  A noter : les comités territoriaux de Dijon, Poitiers, Toulouse, Clermont-Ferrand et Nancy feront l’objet de recherches de fréquences et le cas échéant d’appels à candidatures en 2014. <br />   <br />  Pour toute question complémentaire : frequence@snrl.fr
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins</title>
   <updated>2013-06-08T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.snrl.fr/Acces-libre-ou-payant-l-audiovisuel-a-la-croisee-des-chemins_a150.html</id>
   <category term="Audiovisuel &amp; Technologies" />
   <photo:imgsrc>https://www.snrl.fr/photo/art/imagette/6363643-9597748.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-06T12:12:00+02:00</published>
   <author><name>N C</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Pierre Boucard, Délégué National du SNRL, chargé des innovations technologiques et de la gestion du spectre     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/6363643-9597747.jpg?v=1393424500" alt="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" title="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" />
     </div>
     <div>
      Alors que la télévision traditionnelle subit depuis plusieurs années l’assaut des géants du web<font color="#0000ff"><a href="http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202760293295-television-chronique-d-une-mort-annoncee-566434.php?xtor=RSS-2244&amp;utm_source=dlvr.it&amp;utm_medium=twitter"><font color="#000000"><sup><span style="text-decoration: none">1</span></sup></font></a></font>, déterminés à capter leurs revenus publicitaires, la radio va à son tour progressivement rentrer dans la tourmente&nbsp;et doit e<font color="#000000">ngager sa mutation vers le numérique </font>à défaut de subir une concurrence féroce sur le marché publicitaire local et national. Le modèle économique des radios commerciales FM est challengé à trois niveaux&nbsp;: dans les usages par des acteurs internet comme Deezer ou Spotify, dans ses ressources par la publicité sur smartphone, et bientôt dans ses coûts si le modèle de partage de valeur du futur service d’Apple proposant un nouveau modèle de rémunération<sup>2</sup> se généralise. <br />   <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	<strong><font color="#000000">Si certains se posent encore la question de la pertinence de créer un nouveau réseau de diffusion numérique dédié pour la radio alors qu’Internet existe et se développe, au Syndicat National des Radios Libres (SNRL) nous défendons une conviction forte&nbsp;: ni d’un point de vue économique, ni d’un point de vue éthique, le réseau Internet ne peut être utilisé par la radio comme vecteur principal de diffusion. </font></strong> <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	En effet la distribution par voie IP impose d’accepter la logique d’un modèle payant (abonnement pour l’auditeur pour accéder à internet d’une part et diffusion à coût variable pour l’éditeur qui dépend alors de l’opérateur du réseau d’autre part), alors que le modèle hertzien est gratuit pour l’auditeur et maîtrisé par la radio qui exploite à coût fixe une fréquence attribuée gratuitement par le CSA. Le coût pour accéder au média radio est faible, un récepteur radio peut s’acheter à partir de 20 €, contre 150 € pour un téléviseur ou 200 € pour une tablette, auquel il faut ajouter l’abonnement à Internet. La RNT comme la FM, garantissent par ailleurs une écoute gratuite, anonyme et permettent de créer une connexion directe et fiable entre la radio et ses auditeurs. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Côté éthique, Internet donne l’illusion d’appartenir à tous, alors que le réseau qui permet de s’y connecter est privé et contrôlé par des acteurs qui se positionnent progressivement sur toute la chaine de valeurs en tant qu’agrégateur de contenus (information, musique, cinéma, télévision et radio à la carte s’appuyant sur les données personnelles de l’utilisateur...). La volonté de ces acteurs est de proposer des services addictifs et de prendre une place prépondérante dans la vie de chaque citoyen en connaissant ses goûts, ses opinions, sa géolocalisation,… laissant apparaître des dérives qui pèseront à la fois sur l’indépendance des médias et sur le droit de tout à chacun de maîtriser ses données personnelles<sup>3</sup>. La tentation du Gouvernement de vendre à prix d’or la ressource hertzienne aux opérateurs télécoms est grande (les recettes attendues pour la mise aux enchères des 700MHz est de 3 milliards d’euros<sup>4</sup>), laissera-t-on ces acteurs privés contrôler la distribution de la totalité des médias<sup>5</sup> ? <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;">  	La Radio Numérique Terrestre est l’évolution technologique qui doit être privilégiée et engagée pour préserver un modèle équitable et diversifié tout en permettant l’accès à de nouveaux outils et services innovants. Comme la télévision l’a déjà fait, la radio doit engager dès à présent sa mutation en s’appuyant sur des technologies complémentaires à la FM, à défaut de connaître très prochainement les mêmes difficultés que rencontre aujourd’hui la télévision ou la presse. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'auditeur et son évolution</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/6363643-9597748.jpg?v=1393424502" alt="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" title="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" />
     </div>
     <div>
      <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Plus de 8 français sur 10 (42,3 millions d’individus) écoutent la radio durant 2h56 chaque jour (source Médiamétrie 2012), ils possèdent en moyenne 6 récepteurs par foyer. La radio est principalement écoutée au domicile, en voiture et au travail. Le lieu d’écoute diffère selon la nature du programme (les stations musicales et locales génèrent plus d’audience en voiture, à l’inverse les stations généralistes et thématiques sont plus écoutées au domicile). <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	<span style="color:#b22222;"><strong>La radio est le média auquel les français font le plus confiance et ce, pour la 21ème année consécutive selon le Baromètre TNS SOFRES mesurant la confiance des français dans les médias.</strong></span> Les informations apparaissent comme l’une des principales motivations d’écoute, juste derrière la musique. L’intérêt pour les services (trafic, météo...) ainsi que le caractère divertissant du média sont également soulignés. Sa particularité est d’être écoutée tout au long de la journée en suivant le rythme de vie de l’individu, elle est aussi et avant tout un média nomade. La radio touche toutes les générations. Au sein d’un univers pluri-média, elle est très complémentaire de la télévision. Très tôt présente au sein des véhicules (80% des Français possèdent un autoradio), la radio a développé son nomadisme avec l’explosion des baladeurs puis des smartphones. Il est possible d’écouter un programme en direct ou à la demande grâce au podcast. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Même si l’écoute de la radio par Internet progresse, elle reste encore marginale par rapport à la FM. <font color="#000000">Le Royaume-Uni qui a démarré la RNT au milieu des années 90 est précurseur dans ce domaine, les chiffres</font><font color="#000000"><sup>6</sup></font><font color="#000000"> le prouvent. Son approche du média radio à l’ère numérique donne les orientations de ce que pourrait être le paysage audiovisuel de demain, où Radios et Télévisions cohabitent</font><font color="#000000"><sup>7</sup></font><font color="#000000">. L’intégration systématique de récepteurs de contenus audiovisuels broadcastés dans les terminaux mobiles permettra de mieux </font>toucher les nouvelles générations, à la seule condition que les pouvoirs publics arbitrent sur les restrictions technologiques imposées par les fabricants de terminaux (Apple bloque par exemple l’utilisation du récepteur FM présent dans l’iPhone en vue de promouvoir ses propres services&nbsp;: iTunes et iRadio). <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;">  	Le mouvement technologique et les évolutions prévues autour de la consommation nomade et sédentaire des médias, leur imposent de cohabiter sur un même terminal. Cette (r)évolution est une aubaine pour les médias traditionnels et en particulier pour la radio car la faible consommation des technologies permettant la réception de contenu audio intéresse fortement les fabricants de terminaux mobiles qui voient là une opportunité de proposer de manière native (sans nécessairement avoir besoin d’un accès à Internet) des services répondant aux attentes des utilisateurs. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; ">  	De plus, l’évolution des usages entraine inexorablement la surcharge des réseaux IP mobile qui permet aux opérateurs télécoms de justifier de leur voracité pour s’accaparer toute la ressource hertzienne disponible en limitant toutefois la consommation des données en 3G, 4G<sup>8</sup>,… (Un «&nbsp;Fair Use&nbsp;» de 5Go/mois pourrait permettre d’écouter la radio en 128kb/s pendant 2h48 par jour, mais il faudrait sacrifier les autres usages). Comme nous l’avons toujours défendu les réseaux mobiles sont dans l’incapacité même à moyen terme de se substituer à la radiodiffusion hertzienne et de supporter l’écoute globale de la radio au quotidien&nbsp;: d’ici 5 ans seulement 35% des abonnés bénéficieront de la 4G en Europe selon les projections d'Ericsson<sup>9</sup>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La production et la diffusion des contenus culturels locaux et leurs évolutions</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/6363643-9597749.jpg?v=1393424502" alt="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" title="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" />
     </div>
     <div>
      <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	<font color="#000000">Ces dernières années les éditeurs de radio se sont fortement mobilisés autour des technologies et de la présence du média sur l’ensemble des plate-formes disponibles (site Internet, box des opérateurs, application mobile,...) au détriment de l’investissement dans la production des programmes, alors que le défi de l’enrichissement des contenus se fait de plus en plus sentir notamment sur le plan local.</font> <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Pour les radios associatives, la FM a induit une gestion individualisée de la diffusion, chaque radio, ou presque, possédant son propre émetteur. L’arrivée du numérique favorise désormais la mutualisation entre radios locales et permet d’accélérer leur développement et d’améliorer leur impact au cœur des régions. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Contrairement aux radios commerciales qui doivent satisfaire à une demande de forte rentabilité, les radios associatives se démarquent en favorisant l’information de proximité, la mise en avant des talents locaux et l’implication de bénévoles d’un bout à l’autre de la chaîne : de la production à la diffusion. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Les démarches engagées par<font color="#000000"> les radios associatives nantaises depuis 2006 sont une bonne illustration de la plus-value apportée par la mutualisation&nbsp;: rationalisation des coûts de diffusion, meilleure couverture, et création de solutions technologiques diverses&nbsp;: plate-forme régionale d’échange de contenu, application mobile,… <strong>Ces radios représentent aujourd'hui le premier média participatif local. </strong></font> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour construire son avenir, la radio a besoin d'un régulateur fort !</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.snrl.fr/photo/art/default/6363643-9597750.jpg?v=1393424503" alt="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" title="Accès libre ou payant : l'audiovisuel à la croisée des chemins" />
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      <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; ">  	<font color="#000000">Après les annonces de rapprochement entre l'autorité de régulation des télécoms et celle de l'audiovisuel, l’ARCEP et le CSA, le rapport Lescure préconise qu’Hadopi intègre également ce nouvel ensemble. Afin d’antici</font>per la remise en cause de la neutralité du net et que les décisions du CSA ne soient pas considérées comme des actes de censure, le futur régulateur aura la lourde tâche de définir des règles claires et acceptables par tous. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;">  	<strong>La France a rappelé récemment son attachement à l’exception culturelle, reste à espérer que le Gouvernement donnera la priorité aux contenus plutôt qu’au contenant et favorisera la mise en place d’un modèle équilibré entre broadcast et broadband afin de laisser le choix entre diversité, gratuité et anonymat d'un côté ou profilage et écoute individualisée de l'autre…</strong> <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Comme la télévision, la radio doit se poser des questions concernant son indépendance face aux acteurs d’Internet. Des mutualisations à l’échelle régionale entre presse, télévision et radio locale sont possibles afin de mettre en œuvre des services de distribution innovant... La radio doit créer des relais de croissance autour de services enrichis, interactifs, lui permettant de reposer sur un modèle économique innovant autour des services data, de sponsoring et de partenariat. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Notre souhait est de poursuivre nos expérimentations à travers les toutes dernières technologies <font color="#000000">disponibles, d'inventer un nouveau modèle interactif permis par la convergence du broadcast et du broadband.</font> Cette initiative ouvre une nouvelle ère intelligente et solidaire, celle d’une union des médias traditionnels locaux afin qu’ils prennent ensemble l’avenir de leur distribution en main afin de se développer et qu’ils soient plus forts sur l’ensemble des supports tout en continuant à se différencier par leurs contenus. Les intérêts économiques, culturels, démocratiques, sociaux et <font color="#000000">technologiques doivent converger pour préserver une diversité médiatique locale. Les possibilités techniques off</font>ertes par ces nouvelles technologies, permettront de créer un nouveau réseau de distribution indépendant et régional. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	L’avenir de la radio, tel qu’il est défendu pa<font color="#000000">r le Syndicat National des Radios Libres, p</font>ermet d'assurer une diffusion à coût fixe, de garantir une certaine indépendance face aux opérateurs télécoms, de préserver la présence des radios locales de proximité, de maintenir un espace public hertzien répondant à l’intérêt général et de pérenniser les systèmes vertueux de financement qui permettent de rémunérer les journalistes, les techniciens, les artistes... <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	Cette nouvelle exception culturelle doit trouver de nouveaux modes de financement, comme avait réussi à le faire la Loi de 86 en son temps, garantissant à la fois le pluralisme et la diversité des acteurs sur le plan local comme national et leur permettant aussi d'assumer une nécessaire capacité d'innovation. <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm">  	&nbsp; <br />  <p align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;">  	<span style="color:#b22222;"><strong>Après sa révolution,… Internet entame désormais un nouveau virage qui pourrait être fatal pour le secteur de l'audiovisuel.</strong> La période de structuration législative et réglementaire dans laquelle nous entrons est déterminante, l’ensemble des acteurs ayant participé au succès de ce nouvel espace commun souhaite à présent la mise en place de règles claires. A défaut d’équilibre et de consensus, Internet sera exclusivement entre les mains des GAFA (Google / Apple / Facebook / Amazon) et de ceux qui maîtrisent les réseaux et les terminaux.</span> <br /> 	
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      <em>Références :</em> <br />  1 <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202760293295-television-chronique-d-une-mort-annoncee-566434.php">Télévision : chronique d'une mort annoncée</a>  <br />  2 <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202803170059-apple-pret-a-lancer-iradio-son-service-de-radio-en-ligne-571899.php">Apple prêt à lancer iRadio, son service de radio en ligne</a>  <br />  3 <a class="link" href="http://frenchweb.fr/infographie-quels-geants-du-net-defendent-le-plus-vos-donnees-privees/117033">Quels géants du net préservent le plus vos données privées?</a>  <br />  4 <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/medias/actu/0202768886079-tnt-menace-sur-l-avenir-de-la-haute-definition-567167.php">TNT : menace sur l’avenir de la haute définition</a>  <br />  5 <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/et-si-la-television-gratuite-etait-morte-14-03-2013-1640123_52.php">Et si la télévision gratuite était morte ?</a>  <br />  6 <a class="link" href="http://www.radioworld.com/article/uk-listeners-still-‘going-digital/219442" title="http://www.radioworld.com/article/uk-listeners-still-‘going-digital/219442">Evolution écoute de la radio en UK</a> <br />  7 <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/06/03/2013/LesEchos/21390-102-ECH_la-bbc-concentre-ses-moyens-au-service-de-l-information.htm">La BBC concentre ses moyens au service de l'information</a>  <br />  8 <a class="link" href="http://www.universfreebox.com/article/21065/Orange-Pro-limite-l-utilisation-de-la-4G-a-16-secondes-par-heure">Orange (Pro) limite l’utilisation de la 4G à 16 secondes par heure</a>  <br />  9 <a class="link" href="http://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/20130603trib000768101/la-4g-va-decoller-tres-vite-aux-etats-unis-plus-lentement-en-europe.html">La 4G va décoller très vite aux Etats-Unis... plus lentement en Europe</a>  
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.snrl.fr/Acces-libre-ou-payant-l-audiovisuel-a-la-croisee-des-chemins_a150.html" />
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