Aurélie Trévisan entretient avec la radio un lien ancien et profondément personnel.
Ayant grandi auprès de ses grands-parents, et notamment d’un grand-père résistant, elle garde de cette période un souvenir très précis : la radio locale toujours allumée dans la maison. Une présence quotidienne, presque familière, qui a progressivement nourri son intérêt pour ce média de proximité.
En 2011, une immersion à CFM Radio lui permet de découvrir concrètement le fonctionnement d’une radio associative. Cette première expérience débouche sur un CAE-CUI d’un an, avant qu’elle ne soit recrutée quelques années plus tard.
En 2014, elle est embauchée en CDI comme journaliste au sein de la radio. Elle y exerce toujours aujourd’hui, tout en assurant également les fonctions de directrice d’antenne.
S’engager pour défendre les radios associatives
L’engagement d’Aurélie Trévisan au sein du SNRL repose sur une conviction forte : les radios associatives jouent un rôle irremplaçable dans le paysage médiatique.
Par leur ancrage local, leur proximité avec les habitants et leur capacité à faire émerger des voix souvent absentes des grands médias, elles contribuent chaque jour à faire vivre un pluralisme de l’information ancré dans les territoires.
C’est cette conviction qui l’a conduite à accepter de s’engager au sein de la commission du FSER, afin de pouvoir représenter les radios associatives et défendre leur rôle auprès des pouvoirs publics.
Le FSER vu du terrain
Pour Aurélie Trévisan, le Fonds de soutien à l’expression radiophonique constitue un dispositif central pour la reconnaissance et le fonctionnement des radios associatives.
Sa part sélective permet notamment de valoriser l’engagement des radios dans leurs territoires et de reconnaître le travail réalisé par les équipes au quotidien.
Le FSER permet de reconnaître l'engagement des radios dans leurs territoires. Les actions valorisées à travers ce dispositif montrent l'importance du travail réalisé chaque jour par nos structures, notamment dans les territoires et de reconnaître le travail réalisé par les équipes au quotidien.
Lorsqu’on observe les actions menées par les radios à travers leurs notes d’activité, c’est tout un tissu radiophonique local qui apparaît : un réseau de médias de proximité engagés dans la vie culturelle, sociale et démocratique des territoires.
Un mandat au service des radios associatives malgré deux années de tension
Les deux dernières années ont toutefois été marquées par des tensions importantes autour du FSER. Pour Aurélie, cette période a été difficile à vivre, au-delà de la seule question financière. Elle a aussi révélé les fragilités structurelles auxquelles sont confrontées de nombreuses radios associatives.
Ces débats ont également rappelé combien les radios restent fortement dépendantes de ce dispositif, et donc des décisions publiques qui l’encadrent. Une réalité, qui selon elle, invite le secteur à réfléchir collectivement à son avenir et aux conditions de pérennité de ses modèles économiques.
Néanmoins, Aurélie Trévisan aborde ce mandat avec motivation, lucidité et humilité :
Motivation pour défendre les radios associatives et faire entendre la réalité du terrain. Lucidité, car toutes les batailles ne peuvent être gagnées et qu’il est parfois nécessaire de concentrer les efforts sur les enjeux essentiels. Humilité enfin, car elle souligne l’importance d’apprendre de celles et ceux qui se sont engagés avant elle.
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