À l’occasion de la consultation de l’Arcom et du CNM sur la découverte, l’exposition et l’éditorialisation des œuvres musicales, le SNRL a contribué à faire entendre la place spécifique des radios associatives, à travers un travail réalisé par Eva Jarnot, membre du Conseil national du SNRL, et directrice adjointe de la radio SUN basée en Pays de la Loire.
La diversité se joue à plusieurs niveaux
Pour Eva Jarnot, la diversité musicale ne se réduit pas à la mise en avant d’esthétiques musicales différentes. Elle recouvre aussi la diversité des territoires, des langues chantées, des parcours d’artistes, des niveaux d’émergence, ainsi que la représentativité équilibrée des artistes.
Les radios associatives jouent un rôle singulier. Grâce à leur ancrage territorial, elles repèrent, diffusent et accompagnent des projets issus de contextes très différents, y compris là où l’exposition médiatique est plus rare. Elles constituent souvent un premier espace de visibilité et de professionnalisation pour des artistes émergents.
Les radios associatives jouent un rôle singulier. Grâce à leur ancrage territorial, elles repèrent, diffusent et accompagnent des projets issus de contextes très différents, y compris là où l’exposition médiatique est plus rare. Elles constituent souvent un premier espace de visibilité et de professionnalisation pour des artistes émergents.
Une prescription humaine face aux logiques de plateforme
À travers cette contribution, Eva Jarnot a défendu une idée forte : les radios associatives exercent une véritable prescription éditoriale humaine. Leurs programmations reposent sur des choix assumés, contextualisés et nourris par les réalités de terrain.
À la différence des plateformes, l’abondance de contenus ne garantit pas, à elle seule, une réelle exposition et la capacité à des propositions d’être découvertes.
C’est là où les radios associatives jouent un rôle de repère et de confiance en accompagnant les auditeurs·rices dans cette découverte. Elles permettent de faire coexister artistes émergents comme confirmés, scènes locales, productions indépendantes et répertoires peu diffusés. Le SNRL demande donc que ce travail soit mieux mesuré pour servir un état des lieux fidèle à la réalité de la diversité musicale en France et des acteurs·rices qui en sont à l’origine.
À la différence des plateformes, l’abondance de contenus ne garantit pas, à elle seule, une réelle exposition et la capacité à des propositions d’être découvertes.
C’est là où les radios associatives jouent un rôle de repère et de confiance en accompagnant les auditeurs·rices dans cette découverte. Elles permettent de faire coexister artistes émergents comme confirmés, scènes locales, productions indépendantes et répertoires peu diffusés. Le SNRL demande donc que ce travail soit mieux mesuré pour servir un état des lieux fidèle à la réalité de la diversité musicale en France et des acteurs·rices qui en sont à l’origine.
Mieux reconnaître le rôle joué par les radios associatives
La contribution insiste donc sur plusieurs points. D’abord, la nécessité d’une meilleure représentation des radios associatives dans les instances du CNM, en particulier au sein du conseil professionnel et de l’observatoire de la diversité.
Elle appelle aussi à regarder plus lucidement le déséquilibre actuel entre, d’un côté, des radios encadrées par des obligations et, de l’autre, des plateformes qui exercent de fait une fonction éditoriale sans être soumises à des exigences comparables en matière de transparence ou de diversité.
Enfin, le SNRL alerte sur les enjeux de traçabilité et de transparence liés à l’intelligence artificielle, ainsi que sur la nécessité d’un modèle de répartition des droits plus fidèle à la réalité des artistes effectivement soutenus et exposés par les radios.
Elle appelle aussi à regarder plus lucidement le déséquilibre actuel entre, d’un côté, des radios encadrées par des obligations et, de l’autre, des plateformes qui exercent de fait une fonction éditoriale sans être soumises à des exigences comparables en matière de transparence ou de diversité.
Enfin, le SNRL alerte sur les enjeux de traçabilité et de transparence liés à l’intelligence artificielle, ainsi que sur la nécessité d’un modèle de répartition des droits plus fidèle à la réalité des artistes effectivement soutenus et exposés par les radios.
À retenir
- Les radios associatives sont des actrices incontournables en France en matière de découverte musicale et d’exposition de la diversité.
- Leur force repose sur une prescription éditoriale humaine, ancrée dans les territoires.
- Le SNRL demande une meilleure reconnaissance de ce rôle dans les instances et outils du CNM.
- La contribution a été réalisée par Eva Jarnot, membre du Conseil national du SNRL, auditionnée aux côtés de l’union Les Locales.
À travers cette audition, Eva Jarnot a porté une parole de terrain : celle de radios qui découvrent, accompagnent, relient et rendent visibles, chaque jour, une diversité musicale bien réelle, mais encore insuffisamment reconnue dans les cadres d’observation et de régulation.
Pour aller plus loin : une table-ronde sur la thématique était proposée lors de la dernière édition du Paris Radio Show le 4 février dernier. Pour répondre à la question « Comment les radios associatives peuvent-elles être l’infrastructure de la diversité musicale ? », Eva Jarnot recevait en plateau des invité·es issues du monde de la radio mais pas que. Echange à (ré)écouter ici.